











Le réseau de transport idéal de Jean Nouvel serait : un réseau rapide, qui permette de rejoindre en moins d'1/2 heure un autre point, un réseau maillé avec des "hubs", points de connexion entre plusieurs modes de déplacement et enfin un réseau cadencé : avec une fréquence qui ne dépasse pas les 6 minutes. De nouvelles liaisons seraient à bâtir, comme un gigantesque arc tout autour de Paris, en gros de Saint-Denis à Genevilliers en passant par Orly, Vélizy et La Défense. © Jean Nouvel, Jean-Marie Duthilleul, Michel Cantal-Dupart







Dans l'optique de gagner de la place, le groupe Descartes propose de construire une tour blanche, à la confluence de la Seine et de la Marne. © Groupe Descartes

L'équipe Descartes - Yves Lion préconise de construire des grands ensembles autour de zones naturelles revitalisées comme ici, le bois de Vincennes, et de créer des "Central Park" en région parisienne sur de nouvelles zones. © Groupe Descartes

Pour lutter contre le réchauffement climatique, l'aménagement des villes existantes est une des solutions : plantation d'arbres, aménagement de zones naturelles comme le lac de Grigny, construction de transports en commun propres comme le tramway etc. Ici, une proposition d'aménagement de la N7 à Paray. © Groupe Descartes





Le Britannique Richard Rogers, qui insiste sur l'écologie, présente une table lumineuse où défilent des cartes thématiques, les voies ferrées, les disparités sociales, le réseau de triage des déchêts. Photo:Stephane de Sakutin/AFP




Revue de presse (news.yahoo.com)
Un pari vital pour l'Ile-de-France, où vivent 12 millions de personnes, soit un cinquième de la population française, et qui génère 30% du Produit intérieur brut du pays.
Nicolas Sarkozy, qui en fait l'une des priorités de son quinquennat, doit présenter mercredi les grandes lignes de ce projet en procédant aux premiers arbitrages, dans la lignée du baron Haussmann, créateur des grands boulevards au XIXe siècle, et de Paul Delouvrier, qui lança le RER en 1964.
En appuyant l'idée d'un Grand Paris, le président avait plaidé pour un projet "fort, original et réaliste".
A la demande du chef de l'Etat, une dizaine d'architectes ont planché sur la question. Leurs projets, du plus sage au plus audacieux, sont exposés à la Cité de l'Architecture et du Patrimoine, où le président s'exprimera mercredi.
Jean Nouvel plaide pour des "éco-cités" où l'on oserait construire en hauteur, au-delà des 37 mètres actuellement autorisés. Le concepteur de l'Institut du musée du quai Branly a imaginé une cité du futur à Villacoublay, dans les Yvelines.
Yves Lion suggère d'autoriser chaque propriétaire de pavillon à construire 100 m2 supplémentaires sur sa parcelle, en faisant place à l'imagination et aux idées "vertes".
Roland Castro ferait naître un quartier d'affaires du type de celui de La Défense sur une île artificielle bâtie sur la Seine au niveau de Vitry (Val-de-Marne).
Pragmatique, le Britannique Richard Rogers envisage des centrales souterraines pour le traitement des déchets et la production d'énergie. Poète, Frank Gehry, concepteur du musée Guggenheim de Bilbao, veut coiffer la tour Montparnasse d'une chiffonnade dorée et lui offrir trois soeurs plus petites.
JUSQU'À LA MER
L'urbaniste Christian de Portzamparc a dessiné un métro aérien immaculé, "l'Annulaire", au-dessus du boulevard périphérique et suggère de créer à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) une gare internationale née de la fusion des gares de l'Est et du Nord, aujourd'hui saturées.
Antoine Grumbach voit plus loin, jusqu'à la mer, en suggérant de mettre Paris à une heure de TGV du Havre (Seine-Maritime) tout en développant le trafic fluvial entre les deux villes.
La valorisation de la Seine, de la Marne et de l'Oise est d'ailleurs encouragée par les architectes, qui y voient un moyen naturel de transporter voyageurs et marchandises ou encore de protéger la capitale contre les inondations.
Au chapitre des transports terrestres, le plus urgent à régler, deux idées sont sur la table, dont celle de Christian Blanc, secrétaire d'Etat chargé du Développement de la région capitale, d'un métro souterrain automatique reliant les futurs pôles économiques avec les aéroports et les gares TGV.
Jean-Paul Huchon, président socialiste de la région Ile-de-France, imagine, lui, un réseau de métros ceinturant la capitale pour favoriser les déplacements banlieue-banlieue.
Aux dires de ce dernier, les deux projets, d'un coût supérieur à 20 milliards d'euros et appelés à voir le jour à l'horizon 2020, ne sont "pas incompatibles".
Pour parvenir à ses fins, Nicolas Sarkozy aura besoin de s'entendre avec les élus socialistes locaux, et notamment le maire de Paris Bertrand Delanoë, qui auront le pouvoir de financer ou non une partie des projets finalement arrêtés.
Outre la question des transports, celle du développement économique pose la question de la valorisation de plusieurs sites et villes de la banlieue parisienne.
Un pôle d'excellence pour la recherche devrait ainsi s'installer sur le plateau de Saclay (Essonne). Même idée pour Roissy-Le Bourget-Parc des expositions de Villepinte (Seine-Saint-Denis) dans le domaine de l'aéronautique et du côté de Rungis (Val-de-Marne), où le plus grand marché au gros du monde pourrait être doté une gare à vocation européenne.
Selon un sondage CSA pour Le Parisien réalisé les 22 et 23 avril auprès de 1.009 personnes, 77% des Français, et 81% des Franciliens pensent que le Grand Paris permettra d'améliorer les transports, et 71% (77% des Franciliens) qu'il favorisera le développement économique de la région.
Les piles urbaines de Richard Rogers formeraient un réseau d' "armatures métropolitaines". Ce circuit, qui permettrait de réduire les pertes d'énergie, d'utiliser de nouveaux modes de chauffage urbain et de réduire les déchets, partirait du centre de Paris pour rejoindre la banlieue. © Rogers Stirk Harbour + Partners

A la demande du président de la République, 10 équipes d'architectes de renommée internationale ont planché sur leur vision du Grand Paris : l'avenir de la métropole à l'horizon 2030-2040. Ce projet d'aménagement global concerne aussi bien l'aménagement architectural que paysager, dans le souci de bâtir la métropole du XXIe siècle de l'après Kyoto. Le 9 février 2009, les équipes ont remis leur copies. Leurs propopositions font l'objet d'une exposition à la Cité de l'architecture et du patrimoine de Paris, du 29 avril au 22 novembre 2009.
Les dix équipes d'architectes :
-Groupe Descartes - Atelier Yves Lion
-Atelier Castro Denissof Casi
-MVRDV
-Antoine Grumbach et associés
-Richard Rogers
-Studio 09
-Ateliers Jean Nouvel
-Christian de Portzamparc
-Agence AUC
-LIN