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La villa Arpel de Jacques Tati grandeur nature  s'installe au cent quatre ; visite des décors du  film "Mon Oncle"
(Revue de presse : sources bâtiactu)





La mythique villa Arpel, imaginée comme principal décor par Jacques Tati pour son film Mon Oncle, vient d’être reconstituée grandeur nature au Centquatre, à Paris. Elle offre un regard décalé sur l’architecture moderne des années 50.



La Bastide Neuve dans La Gloire de mon Père, le Café des Deux Moulins dans Amélie Poulain... Comme les répliques, certains décors de film restent profondément gravés dans les mémoires. C’est le cas de la Villa Arpel dans le film Mon Oncle, troisième long métrage et premier film en couleurs du cinéaste Jacques Tati. Du fait de l’importance de cette maison dans l’œuvre du cinéaste et à l'occasion de la rétrospective de ses films actuellement organisée à la Cinémathèque française, le Centquatre a décidé de la reconstituer grandeur nature à Paris.

Une initiative originale qui, jusqu'ici, n'avait eu qu'un seul précédent, en janvier 2007, lors du salon Futur Intérieur où elle fut déjà montrée à l'échelle réelle à une poignée de visiteurs.



La modernité selon Tati
Conçue en collaboration avec le décorateur Jacques Lagrange et montée en 1956 aux Studios de La Victorine, près de Nice, la maison, bien que très caricaturale, est emblématique de l’architecture dite «moderne». Inventée dans les années 50, elle se caractérisait par son idéal de pureté et sa volonté de créer uniquement des volumes et des formes. Un style épuré qui ne plaisait pas à Jacques Tati, comme le prouve ces propos tenus en 1958 : «je ne suis pas contre l’architecture moderne, mais je crois que l’on devrait faire passer non seulement un permis de construire mais également un permis d’habiter».

Au Centquatre, la maison de M. et Mme Arpel, les personnages principaux du film de Jacques Tati, est donc passée du mythe à la réalité, et elle est à découvrir jusqu'au 3 mai. Depuis le jardin «rectiligne rose et bleu» avec son plan d’eau garni de nénuphars en plastique jusqu’à la cuisine «entièrement robotisée» en passant par le «vaste salon et son canapé haricot», tout est comme au cinéma !

Le CentQuatre vous propose de découvrir du 10 avril au 3 mai 2009 les décors du film " Mon Oncle " de Jacques Tati.


On a tous dans le cœur et dans la mémoire des films de Jacques Tati. Les Vacances de Monsieur Hulot, Jour de fête ou Playtime font partie des chefs d'œuvre du cinéma français, miroirs d'une époque où tout semblait plus simple. Plus de vingt-cinq ans après sa mort, Jacques Tati est à l'honneur cette année à Paris, puisqu'en écho à l'exposition « Jacques Tati, deux temps, trois mouvements » à la
Cinémathèque française, le CentQuatre propose la visite de la Villa Arpel, célèbre décor du film désormais culte Mon Oncle, oscarisé en 1959, dont on ne peut écouter la musique sans un soupçon de nostalgie.


Petit rappel : Monsieur Arpel, un nouveau riche fier de sa maison à la technologie dernier cri, veut éviter que son beau-frère Monsieur Hulot n'approche de trop près sa famille, et essaie de lui confier un emploi dans son usine. La maison des Arpel est une demeure futuriste, comprenant tout le confort moderne et les derniers gadgets technologiques à l'utilité discutable. Pour Jacques Tati, elle est la représentation de la Modernité, l'objet de toutes les interrogations et de toutes les maladresses de Monsieur Hulot l'inadapté.


Le décor du film " Mon Oncle " fut monté en 1956 aux Studios de La Victorine, près de Nice, et détruit à la fin du tournage. Le
CentQuatre propose aujourd'hui une reconstitution grandeur nature de la Villa Arpel dans la Halle Curial, accessoirisée et éclairée comme au cinéma. Rien n'y manque. Passé le jardin rectiligne rose et bleu, son plan d'eau et ses nénuphars de plastique, son poisson fontaine qui crache, ses poiriers en espalier, son garage et la Chevrolet bel Air 1956 de Monsieur Arpel, on découvrira la cuisine robotisée, high tech, immaculée de Madame, la chambre très fonctionnelle du petit Gérard qui s'y ennuie, le vaste salon et son canapé haricot, le vase Dubroc, les baies vitrées et les fauteuils coquetiers du couple... On croirait entendre Madame Arpel : " C'est si pratique. Tout communique ! ".



à la rencontre de tous les arts

Le CENTQUATRE  (104, rue d'Aubervilliers) est un lieu de création et de production artistique unique au monde. Ouvert à tous les arts, cet espace de 39 000 m² compose un ensemble architectural inédit où l’art vient à la rencontre des publics. Le projet des deux directeurs, Robert Cantarella et Frédéric Fisbach, s’attache tout particulièrement à faire de la singularité des langages artistiques présents au CENTQUATRE, le lieu d’une expérience ancrée dans le quotidien. Un lieu où la dynamique artistique bouscule les frontières entre les arts et les publics. Ainsi au CENTQUATRE l’art et la culture s’ouvrent aux spectateurs mais aussi aux passants et aux curieux. Cette orientation forte impulse des modes de fabrication, de production et de visibilité de l’art résolument nouveaux. Les espaces d’accueil et de travail du CENTQUATRE ainsi que l’ensemble des programmes, fêtes et évènements seront pensés dans cette dynamique artistique. Cette approche entend multiplier les voies d’accès à l’art et permettre des ouvertures inédites vers la création contemporaine.

 

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Tag(s) : #Architecture design
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